Régulation hormonale de la pression artérielle

Publié le par santealternative.over-blog.net

LA REGULATION HORMONALE DE LA PRESSION ARTERIELLE

I.La pression artérielle et ses variations

1.Qu’est-ce que la pression artérielle ?

L’appareil circulatoire est, pour l’ensemble de l’organisme, le système de distribution de nombreuses substances (nutriments provenant de la digestion, oxygène provenant de l’appareil respiratoire, messagers chimiques que sont les hormones…) et le système de drainage des déchets. Ces fonctions sont assurées grâce à la circulation sous pression du sang.

La pression sanguine, qui n’est pas la même en tous les points du système circulatoire, permet de distinguer un système à haute pression comprenant l’ensemble du système artériel et un système à basse pression comprenant le système veineux et l’ensemble des capillaires. La pression artérielle est celle qui règne dans le système à haute pression.

La pression artérielle oscille constamment entre deux valeurs directement liées à la contraction cardiaque ; la pression maximum ou systolique est obtenue en fin de contraction des ventricules et la pression minimum ou diastolique règne pendant la diastole. La pression artérielle varie donc constamment au cours d’une révolution cardiaque.

La pression artérielle résulte en outre de la résistance des vaisseaux périphériques à l’écoulement sanguin.

On définit une pression moyenne qui représente la véritable pression motrice, celle qui permet de faire circuler le sang à travers les organes. Cette grandeur doit être étroitement contrôlée et s’adapter aux besoins des organes.

2.Les variations de la pression artérielle

La valeur de la pression artérielle dépend de très nombreux paramètres Nous distinguerons d’une part les facteurs qui sont à l’origine de la pression artérielle, d’autre part les états physiologiques qui peuvent l’influencer.

Les facteurs qui déterminent la pression artérielle sont au nombre de cinq :

-le débit cardiaque, produit du volume de sang éjecté à chaque systole par la fréquence cardiaque, est l’acteur principal de la pression systolique

-les résistances périphériques, surtout dues à la contractilité des artérioles ou vaso-motricité, s’opposent à l’écoulement du sont et ont, elles aussi un rôle majeur

-l’élasticité des parois des grosses artères atténue les conséquences du fonctionnement discontinu du cœur (alternance des systoles et des diastoles) et soumet les organes à une pression moyenne.

-le volume du sang ou volémie influence directement la pression artérielle car les parois vasculaires ont un faible pouvoir de distension.

-la viscosité du sang, modifiée seulement dans des cas pathologiques (un taux de globules rouges accru l’élève la fièvre a diminue…), influe peu sur la pression artérielle à l’état normal.

Divers états physiologiques influencent la pression artérielle : l’âge, le sexe, la digestion, le sommeil, les émotions, le séjour en altitude… Parmi ces causes physiologiques l’exercice musculaire occupe une place essentielle, l’augmentation de pression artérielle étant alors surtout liée à l’augmentation du débit cardiaque.

II.La régulation de la pression artérielle

1.Les mécanisme nerveux

Des récepteurs sensibles à une élévation de pression sanguine (ou barorécepteurs) sont localisés dans la paroi des vaisseaux au niveau du sinus carotidien de la crosse aortique. Leur stimulation donne naissance à des messages nerveux afférents transmis au bulbe rachidien. Des messages nerveux, efférents atteignent le muscle cardiaque par les fibres du nerf pneumogastrique (X). Le cœur répond par un abaissement de son rythme, ce qui entraîne une baisse de la pression artérielle.

Les influx provenant des barorécepteurs atteignent aussi les centres hypothalamiques et bulbaires qui contrôlent le diamètre des vaisseaux sanguins. Par des voies nerveuses du système orthosympathique, les influx nerveux efférents déclenchent une vasodilatation des vaisseaux et donc une baisse de la pression artérielle.

Les barorécepteurs déclenchent donc deux actions synergiques, l’une sur le cœur, l’autre sur la résistance vasculaire. Ils participent ainsi à la régulation de la pression artérielle autour d’une valeur moyenne tout en maintenant la circulation cérébrale à un niveau compatible avec la survie des cellules nerveuses.

2.Les mécanismes hormonaux

Le système rénine-angiotensine joue un rôle prépondérant dans la régulation de la pression artérielle. EN premier lieu, il agit sur la vasomotricité des vaisseaux entraînant leur vasoconstriction donc une augmentation de la pression sanguine. De plus, il stimule la sécrétion d’aldostérone par les corticosurrénales. Or cette hormone agit au niveau des reins ; elle augmente la réabsorption du sodium et par voie de conséquence elle entraîne un accroissement de la volémie donc une élévation de la pression artérielle.

Les hormones de la médullosurrénale (adrénaline et noradrénaline) agissent également sur la vasomotricité des vaisseaux.

L’hypothalamus par l’intermédiaire de la posthypophyse sécrète l’ADH hormone antidiurétique ou vasopressine qui en augmentant la réabsorption de l’eau au niveau des reins accroît la pression artérielle par l’intermédiaire de la volémie.

L’étude de ces mécanismes hormonaux met en évidence le rôle central joué par les reins dans la régulation de la pression artérielle.

3.La régulation locale

Les deux systèmes de régulation étudiés précédemment contrôlent la pression artérielle dans des limites compatibles avec l’équilibre de l’ensemble de l’organisme. Ce type de régulation qui tient compte de la différence entre la valeur constatée et la valeur de référence d’une variable donnée est une servorégulation. Ses mécanismes se distinguent de ceux de la régulation locale (ou autorégulation) qui adapte le débit sanguin dans un organe aux besoins de celui-ci.

La régulation locale est indépendante du système nerveux et du système hormonal. Les substances produites par le métabolisme cellulaire stimulent les fibres musculaires de la paroi des artérioles et, en dilatant les vaisseaux, augmentent l’apport nutritif dans l’organe considéré.

Cette forme d’autorégulation permet seulement une adaptation locale du flux sanguin aux besoins d’un organe et non une vraie régulation à l’échelle de l’organisme.

4.Un exemple d’intégration neuro-hormonale

Les divers mécanismes de régulation ne sont pas totalement indépendants les uns des autres. Ils interviennent le plus souvent ensemble dans une réponse intégrée. Cependant la régulation à court terme qui assure un contrôle immédiat des variations de pression met surtout en jeu le système nerveux. Le système hormonal qui prend ensuite le relais n’entre en jeu que si la variation de pression se maintient pendant un certain temps. C’est un système de régulation à moyen ou à long terme.

On notera le rôle clé joué par certains centres nerveux et en particulier par l’hypothalamus dans l’intégration des divers messages provenant non seulement de l’appareil circulatoire lui-même mais aussi de l‘environnement extérieur de l’organisme.

L’imagerie cardiovasculaire constitue un domaine en expansion. Les techniques employées visent à accroître la précision des diagnostics. La scintigraphie du cœur permet de voir la différence entre systole et diastole.

 

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