Stress et déshydratation

Publié le par santealternative.over-blog.net

Edition originale anglaise parue sous le nom «Managing stress »

Copyright © David Fontana 1989

© 1990, Pierre Mardaga, éditeur

Rue Saint Vincent 12 - 4020 Liège

Galerie des Princes 2-4 – 1000 Bruxelles

D. 1990-0024-13

I.S.B.N. 2-87009-423-X

P 69

Syndrome d’adaptation générale (voir p 18)

P 117

ENCADRE

L’EAU – A L’INTERIEUR ET A L’EXTERIEUR

Parmi les effets physiologiques du stress, on peut citer la déshydratation, ce qui a pour conséquence une sous-alimentation de la peau, un épaississement du sang, des troubles digestifs et des dérèglements généraux du métabolisme (voir p 14-16). Afin de contrer cette déshydratation, une mesure importante consiste à augmenter son apport en liquide.

Le thé, le café et l’alcool sot des diurétiques (en fait, ils augmentent la vitesse à laquelle le liquide se perd), donc ils ne sont en la matière d’aucune utilité. Prenez plutôt de l’eau pure ou des jus de fruits naturels non sucrés. Selon les experts, il conviendrait, lorsqu’on est stressé, de consommer à peu près deux litres de liquide approprié par jour, en plus du liquide procuré par la nourriture, ou le lait ajouté aux céréales. Cela correspond à huit verres d’eau.

Si vous pensez que cela va être difficile pour vous, consolez-vous à la pensée que vous allez avoir meilleure mine. L’eau entre pour 90% dans la composition du corps humain, et certains effets du vieillissement sont simplement dus à la déshydratation. Nous ne buvons pas assez d’eau, même lorsque nous ne sommes pas stressés, pour paraître et nous sentir en bonne santé.

L’eau exerce un effet tonique aussi bien sur l’extérieur que sur l’intérieur du corps. Les douches contribuent à diminuer le stress en partie à cause du fait que les gouttes d’eau augmentent le nombre d’ions négatifs présents dans l’air qu’on respire. Mais la sensation de l’eau sur la peau exerce un effet apaisant en soi. Nous connaissons tous le plaisir d’un long bain chaud en fin de journée. Mais une douche froide, c’est encore mieux (sauf si c’est la dernière chose qu’on fait de sa journée). Depuis des années je vante auprès de ma famille et de mes amis le mérite des douches froides, sans grand succès je dois l’avouer…

http://books.google.fr/books?id=XiRhebde-aIC&pg=PA117&lpg=PA117&dq=d%C3%A9shydratation+stress&source=bl&ots=WjtB85i2Fp&sig=-h1k9aEJrjnEPHGZrX8aDCCEgJo&hl=fr&sa=X&ei=sSPQUMTLJOSM0wW76YH4CA&ved=0CEwQ6AEwBA#v=onepage&q=d%C3%A9shydratation%20stress&f=false  

Le stress

Peuvent entraîner un stress des traumatismes physiques, l’exposition prolongée au froid, un choc ou l’exposition à la douleur, ou toute situation émotionnelle négative.

Les réponses sont diverses (cortex surrénalien, médullo-surrénale, hypothalamus).

Le cortex surrénalien sécrète du cortisol en réponse à l’ACTH circulant. La sécrétion d’ACTH après un stress est généralement de courte durée car soumise à une classique régulation en feedback. La sensibilité de ces systèmes de contrôle inhibiteurs est cependant diminuée dans certains cas de dépression, d’hypersécrétion cortico-surrénalienne, d’exposition prolongée au froid ou à la malnutrition. Des cellules de l’hippocampe ont des récepteurs spécifiques au cortisol, complétant ainsi le contrôle inhibiteur par l’hypothalamus.

On connaît les corrélations entre les fortes émotions, les stress de toute nature et la formation d’ulcères gastriques. Un être humain a toujours la possibilité d’agir face à un stress. On a souvent constaté une détérioration rapide de la santé physique et mentale de personnes âgées placées en maison de retraite malgré une amélioration de leurs conditions de vie et les soins reçus. On peut sans doute mettre en partie en cause la perte de la gestion de leur vie, leur manque d’initiative et de responsabilité car quand il y a possibilité pour ces personnes de participer à l’organisation des journées, au programme des activités… elles se maintiennent en meilleure forme.

Les morphines endogènes sont impliquées dans l’abaissement des seuils de la douleur (analgésie) pendant le stress.

Stress intense

Le stress « aigu » entraîne immédiatement une séquence de réponses de l’organisme qui permet la sauvegarde de celui-ci dans les quelques secondes qui suivent ce stress « aigu ». Le stress prolongé entraîne une séquence de réponses qui permet une adaptation au long cours, ou au contraire un épuisement qui fragilisera l’organisme, et donc ses chances de survie.

Le stress induit deux réponses s’il survient sur un organisme sain:

-une réponse sélective spécifique de l’agression, comme dans l’adaptation au froid ou à l’effort intense

-une réponse non-sélective, commune à toutes les agressions, appelée « syndrome général d’adaptation ».

Le stress induit une réponse d’autant moins adaptée que le sujet est plus âgé, moins sportif, sous-alimenté.

Trois formes de stress se succèdent probablement si l’agression dure trop longtemps.

Le stress aigu : la survie est une question de dixièmes de seconde ; les organes sensoriels informent le cortex cérébral d’une situation de mort imminente ; l’hypothalamus déclenche immédiatement une sécrétion d’adrénaline.

Le stress de durée : la survie est une question d’heures ; il y a prise de conscience du danger vital ; les réactions physiologiques sont plus complexes, avec une sécrétion immédiate d’adrénaline mais aussi de cortisol, d’endorphine, etc.

Le stress prolongé : la survie est une issue à long terme ; le syndrome général d’adaptation entre en action ; les sujets peuvent être victimes d’épuisement mais aussi de poussées d’herpès, d’ulcères. L’exemple type de stress prolongé est celui des déportés ou des prisonniers de guerre : situation échappant à la volonté du sujet, imposée par d’autres, longue durée de l’agression, multiplicité des stress physiques et psychiques. S’en tirent ceux qui ont une constitution physique solide et une détermination farouche.

A la différence des doses de radiation qui s’additionnent inexorablement jusqu’à une dose mortelle identique pour tous, certains résistent mieux que d’autres à des stress identiques (sélection naturelle).

Syndrome général d’adaptation

Stress aigu

L’hypothalamus est l’organe de l’homéostasie, siège des réactions de défense contre la faim, la soif, les variations de température, mais aussi centre de commande des comportements d’agression, d’alarme, de défense.

L’hypothalamus donne des ordres aux deux niveaux neurologique par l’intermédiaire du système sympathique et hormonal par l’intermédiaire de la médullo-surrénale qui sécrète l’adrénaline. Une autre hormone, la noradrénaline, est sécrétée de façon plus diffuse en aval ; ses effets sont très comparables à ceux de l’adrénaline. Ces hormones et le système nerveux sympathique agissent sur de multiples organes, mettant en sommeil les une et activant ceux qui sont indispensables à la survie immédiate.

Stress prolongé

Déshydratation des personnes âgées

Pour aller plus loin :

Santé et environnement

Santé et vie

Par fortes chaleurs les personnes âgées peuvent présenter un état de déshydratation important, pouvant mettre en cause le pronostic vital.

Les personnes de plus de 80 ans sont les plus susceptibles d'être atteintes.

En effet les personnes âgées ne ressentent pas toujours le besoin de boire et ne se plaignent que peu, de la chaleur.

Cet absence de soif est due à la réduction de la masse sanguine du fait de la chaleur ce qui perturbe, au niveau du cerveau, les signaux d'alerte qui provoquent la soif

La peau des personnes âgée, plus fine que celle des adultes, perd plus facilement de l'eau par perspiration .

Ces personnes, qui transpirent peu, n'ont donc pas la sensation de déshydratation.

Cela peut occasionner des troubles cardiaques, rénaux et pulmonaires très sérieux.

Il est important de se préoccuper de ce problème, en particulier chez les personnes isolées qui peuvent parfois rester sans visite pendant plusieurs jours.

Diagnostic

Un signe facile à déceler est une perte de poids rapide (1 à 2 kilos en 48 heures par exemple).

La peau garde le pli quand on la pince.

Une langue rôtie (rouge et très sèche) est un signe de déshydratation importante.

UN ETAT SOMNOLENT DOIT INQUIETER.

Traitement

Il faut donc faire boire ces personnes, peu à la fois, mais très souvent. (plusieurs litres par jour en cas de très fortes chaleurs).

Il est possible d'ajouter à l'eau, des substances variées pouvant améliorer le goût (sirop de fruits).

Privilégier une alimentation à base de crudités et de fruits.

Il est également important de refroidir ces personnes en appliquant sur les membres inférieurs et supérieurs des linges humides et frais.

Ce simple geste est capital et permettrait d'éviter bien des décès.

Une brumisation permet d'améliorer le confort de ces personnes.

L'utilisation de ventilateurs est très importante, ainsi que la climatisation des locaux.

Il faut également ventiler le plus possible la pièce dans laquelle la personne passe le plus clair de son temps.

Veiller au port de vêtements légers.

La surveillance de ces personnes est donc capitale, et plus facile à réaliser en institution qu'à domicile en raison du personnel de surveillance.

Enfin dans certains cas ou la déshydratation est trop importante, la correction de cette déshydratation reposera sur la perfusion intraveineuse.

L'hospitalisation s'imposera en cas de signes de gravité :

- Troubles de la conscience

- Etat de choc

- détresse ventilatoire

- perte de poids massive

Rédigé et validé par le Dr Gérard Ammerich

Dernière modification le 26/09/2011 10:37:07

http://sante-guerir.notrefamille.com/v2/services-sante/article-sante.asp?id_guerir=13516

Chemin : Séniors > Dépendance de la personne âgée > Déshydratation chez la personne âgée

Mots clés : Déshydratation - chaleur - dépendance - eau soif –

L'information ci-dessous apporte les éléments essentiels sur ce sujet. Elle n'a pas vocation à être exhaustive et tout comme les conseils, elle ne peut se subsister à une consultation ou un diagnostic médical.

Déshydratation chez la personne âgée

Sommaire

À lire auparavant

Ce qu'il se passe

Le cas particulier de la personne âgée

Les signesL’attitude du médecin

Les causes

La prévention

Créé par

Dr. Loïc Étienne [Médecin Urgentiste]

Relu et vérifié par

Comité de Relecture

Dernière mise à jour, le 25/02/2004

www.docteurclic.com

La déshydratation est la baisse de la quantité d’eau dans le corps en dessous d’un niveau acceptable pour l’organisme. Le médecin l’apprécie au moyen de l’examen clinique et grâce à des examens complémentaires simples. La déshydratation chez la personne âgée, surtout lorsqu'elle est dépendante, pose des problèmes particuliers, surtout en période de fortes chaleurs.

À lire auparavant

L’hydratation

Ce qu'il se passe

Nos cellules ne peuvent plus fonctionner si elles sont déshydratées, ne serait-ce que parce que la concentration des sels minéraux y devient intolérable, exactement de la même manière qu’un moteur qui fonctionnerait sans huile.

Il y a trois types de déshydratations :

La déshydratation extracellulaire avec ses signes spécifiques (peau et muqueuses sèches, pouls rapide, diminution du volume des urines).

La déshydratation intracellulaire : soif, maux de tête, crampes, troubles de la conscience qui sont d’autant plus graves que la déshydratation est importante.

La déshydratation globale qui associe les deux types de troubles.

Les causes sont soit une insuffisance d’apport en eau, soit un excès des pertes, soit l’association des deux. La déshydratation survient d’autant plus rapidement que la personne n’est pas en état de manifester son besoin de boire : personnes âgées ou dans le coma.

Le cas particulier de la personne âgée

Par rapport à ce qu'elle était 20 ou 30 ans auparavant, la personne âgée est particulièrement sensible à la déshydratation, et ceci pour plusieurs raisons :

Ses réserves en eau sont beaucoup moins importantes qu'auparavant, ce qui fait qu'elle va se déshydrater rapidement si les pertes en eau ne sont pas compensées.

Sa sensation de soif est émoussée. Demandant insuffisamment à boire, ses pertes ne sont pas compensées, en particulier en période de canicule , d'où risque de déshydratation.

Enfin, la solitude si fréquente à son âge ne lui permet pas de demander à boire autant qu'il le faudrait à son entourage.

Les signes

Une soif intense avec sécheresse de la bouche.

Sa langue peut être sèche, voire rouge vif : on dit qu'elle a une langue roussie.

Une raréfaction des urines, une disparition des larmes.

Maux de tête.

Crampes.

À un stade supérieur, une peau sèche qui garde l'empreinte du pli quand on la pince, des yeux secs et mous.

Une agitation ou au contraire une torpeur qui témoignent l’une et l’autre d’un mauvais fonctionnement du cerveau dû à la déshydratation.

Ces signes imposent de consulter un médecin.

L’attitude du médecin

Il lui suffit d’un simple examen clinique pour constater l’état de déshydratation (chute de la tension, pouls rapide...). Le médecin va alors compenser les pertes en eau par mise sous perfusion, le plus souvent en envoyant la personne à l’hôpital ou en hospitalisation à domicile, car si elle est déshydratée, c’est qu’une cause sérieuse l’a provoquée. Dans le même temps, il va faire un bilan pour retrouver la cause.

Généralement en quelques heures, le problème est réglé. Tout dépend alors de la cause.

Les causes

En premier, toutes les causes de diarrhée associées à de la fièvre et des vomissements. C’est le cas de bon nombre de maladies infectieuses au premier rang desquelles se trouve la gastroentérite. D’autres maladies entraînant des diarrhées intenses avec de vomissements sont en mesure de provoquer cela, comme le choléra .

Certaines maladies digestives graves comme les péritonites ou les occlusions intestinales peuvent être à l’origine de déshydratation sévères par accumulation d’eau dans le péritoine ou dans les intestins.

Les brûlures étendues.

Le coup de chaleur ou les exercices physiques insuffisamment compensés en eau.

La canicule , ou les périodes de fortes chaleurs.

Les pertes en eau importantes par voie rénales : traitement diurétique excessif, syndrome de Schwartz-Barter , diabète insipide , diabète sucré .

Les comas, en particulier les comas diabétiques .

Toutes les maladies à l’origine d’une hypernatrémie.

Les maladies neurologiques et psychiatriques entraînant un état de démence. En première ligne, les démences séniles car l’état de la personne ne permet plus son hydratation.

Les maladies entraînant une augmentation de la ventilation pulmonaire.

La prévention

C’est évidemment de boire régulièrement, en particulier chez les personnes alitées ou dont l’état neuropsychique ne permet pas de compter sur un mouvement spontané d’étancher leur soif.

Et d’une manière générale chez les personnes âgées qui ne boivent jamais suffisamment.

Chez les personnes qui répugnent à boire, on peut proposer des sachets de réhydratation vendus en pharmacie, sur le même modèle que pour les nourrissons.

http://www.docteurclic.com/maladie/deshydratation-chez-la-personne-agee.aspx

Eau et le corps

Allez plus loin avec

Dr. Loïc Étienne [Médecin Urgentiste]

Les problèmes d’hydratation

Le phénomène de la soif

Le rôle du sel

Le secret de l’hydratation : la pression osmotique

L’équilibre hydroélectrolytique

Tour d’horizon de l’hydratation

Trajet de l’eau dans le corps

Les mouvements de l’eau dans l’organisme

Comprendre

Déshydratation (rando, trek, montagne)

Déshydratation chez la personne âgée

Déshydratation de l'enfant et de l'adulte

Déshydratation du nourrisson

Hydratation de la peau

Réhydratation

Chemin : Nutrition > Eau et le corps > Hydratation

Mots clés : eau - tissus - cellules - déshydratation –

L'information ci-dessous apporte les éléments essentiels sur ce sujet. Elle n'a pas vocation à être exhaustive et tout comme les conseils, elle ne peut se subsister à une consultation ou un diagnostic médical.

Hydratation

Créé par

Dr. Loïc Étienne [Médecin Urgentiste]

Relu et vérifié par

Pr. Dominique Huas [Médecin Généraliste]

Dernière mise à jour, le 20/05/2010

www.docteurclic.com

L'hydratation, c'est la capacité qu'a l'organisme à maintenir de l'eau en son sein. S'il parvient à maintenir cette hydratation, il n'y a pas de problème. Par contre s'il ne parvient pas à maintenir l'hydratation on dit qu'il est déshydraté, et si au contraire il a trop d'eau on dit qu'il est hyperhydraté.

http://www.docteurclic.com/encyclopedie/hydratation.aspx

Déshydratation aiguë du nourrisson

État résultant d'une diminution importante et rapide des quantités d'eau dans l'organisme d'un enfant de moins de 2 ans.

La fréquence des déshydratations aiguës s'est considérablement réduite dans les pays développés du fait de la prise en charge familiale et médicale des causes possibles de ce trouble (diarrhées, fièvres). En revanche, les déshydratations aiguës demeurent très fréquentes dans les pays en développement, où elles constituent la première cause de mortalité des enfants de moins de 5 ans. La déshydratation aiguë est particulièrement grave pour les nourrissons, chez lesquels la concentration en eau de l'organisme est proportionnellement plus élevée que chez le grand enfant ou chez l'adulte, les pertes étant donc proportionnellement plus abondantes. Ainsi, les entrées ou sorties quotidiennes d'eau constituent, chez le nourrisson, plus du tiers de son volume d'eau extracellulaire, alors que cette proportion n'est que de 1/6 chez le grand enfant.

Causes

La cause majeure des déshydratations aiguës du nourrisson est la diarrhée, d'origine surtout infectieuse, éventuellement associée à des vomissements. Il faut y ajouter la fièvre, quelle que soit son origine. Dans une petite minorité de cas, les pertes sont urinaires (anomalie rénale congénitale, diabète, insuffisance surrénalienne) ou font suite à un coup de chaleur (exposition prolongée à une chaleur excessive).

Symptômes et signes

La perte de poids est un signe primordial, qui aide au diagnostic de déshydratation et permet d'en évaluer la gravité.

— Les formes bénignes sont définies par une perte de poids inférieure à 5 % et ne s'accompagnent d'aucun autre signe.

— Les formes moyennes se caractérisent par une perte de poids de 5 à 10 %. On observe en outre une hypotonie des globes oculaires (yeux creux, enfoncés dans les orbites), une dépression de la fontanelle (petite zone non ossifiée du crâne), un pli cutané, provoqué par un pincement de la peau sur l'abdomen, qui ne s'efface pas assez rapidement, une soif intense, une sécheresse des muqueuses (langue, joues), une fièvre.

— Les formes graves correspondent à une perte de poids supérieure à 10 % et mènent au collapsus cardiovasculaire (effondrement de la tension artérielle avec pouls imperceptible, peau froide, pâleur), aux convulsions puis au coma.

Les signes biologiques consistent en différentes anomalies des électrolytes sanguins : diminution ou augmentation de la natrémie (concentration du sodium) ou de la kaliémie (concentration du potassium), acidose (augmentation des substances acides).

Diagnostic et évolution

Le diagnostic repose sur le seul examen clinique de l'enfant. Des examens complémentaires peuvent le confirmer après hospitalisation en urgence du nourrisson. Quand la cause persiste, l'évolution de la forme la plus bénigne vers la forme la plus grave peut se faire en quelques heures. Des complications apparaissent parfois, notamment rénales (insuffisance aiguë) et neurologiques (hématome sous-dural).

Traitement

Le traitement des déshydratations vise à supprimer la cause quand cela est possible, à réhydrater en apportant de l'eau, à corriger les désordres électrolytiques et les complications éventuelles. Les enfants souffrant d'une forme bénigne sont réhydratés par voie orale à l'aide de solutions contenant des électrolytes, prêtes à l'emploi, données en petites quantités et de façon répétée au biberon. Cela peut être fait à domicile pour les cas les plus bénins. Dans les formes les plus graves, la réhydratation a lieu par perfusion intraveineuse à l'hôpital.

Prévention

La prévention, simple, consiste à bien hydrater et à surveiller l'enfant en cas de diarrhée et/ou de fièvre. En période de chaleur, il est nécessaire de faire boire les bébés régulièrement. L'information des parents est très importante afin qu'ils puissent eux-mêmes prendre en charge les cas les plus simples et demander une aide médicale éventuelle au bon moment.

Des systèmes de prévention et de traitement, mis en place depuis des années dans les pays en développement, portent sur deux points principaux : l'information des mères et la mise à la disposition des populations de solutions de réhydratation orale.

http://www.larousse.fr/archives/medical/page/273 

DIARRHEE AIGUE ET DESHYDRATATION AIGUE CHEZ L’ENFANT

I.POUR BIEN COMPRENDRE

II.DIARRHEES AIGUES LIQUIDIENNES DESHYDRATATION AIGUE

III.DIARRHEES AIGUES INVASIVES BACTERIENNES

ITEMS ET OBJECTIFS

POUR BIEN COMMENCER

I.POUR BIEN COMPRENDRE

Diarrhée aigue

1.Diarrhée aigue liquidienne la plus fréquente

Elle est habituellement d’origine virale. Elle est responsable d’un tableau en général modérément fébrile, associé à des vomissements alimentaires.

Son principal risque est la déshydratation aigue. Sa prévention repose sur la compensation des pertes hydroélectrolytiques par la prescription de solutés de réhydratation orale (SRO) ou d’une réhydratation IV (en cas de sévérité clinique ou d’échec de la réhydratation orale).

Son risque secondaire est la dénutrition. Elle justifie le choix d’une renutrition précoce.

2.Diarrhée aigue glairosanglante plus rare

Elle est majoritairement d’origine bactérienne. Elle est souvent très fébrile.

Son principal risque est la dissémination bactérienne systémique. Une antibiothérapie est parfois prescrite selon le terrain, la symptomatologie et le germe identifié à la coproculture.

II.DIARRHEES AIGUES LIQUIDIENNES DESHYDRATATION AIGUE

A.GENERALITES

1.EPIDEMIOLOGIE

2.PHYSIOPATHOLOGIE

a.DIARRHEE AIGUE

b.DESHYDRATATION AIGUE

La déshydratation aigue est consécutive à un déficit de la balance hydroélectrolytique, d’installation rapide.

Les situations de déshydratation aigues peuvent se décliner en :

-déshydratation globale (cas le plus fréquent) : perte d’eau et de sodium (diarrhée aigue)

-déshydratation extracellulaire : bilan sodé négatif (origine rénale ou surrénalienne)

-déshydratation intracellulaire : perte prédominante d’eau (coup de chaleur).

Le nourrisson a un métabolisme hydroélectrolytique spécifique.

L’enfant à cet âge est dépendant de ses parents pour la couverture de ses besoins hydriques quotidiens, proportionnellement plus élevés que chez l’enfant plus âgé (100-120 ml/kg/j).

Le secteur hydrique est plus élevé que chez l’adulte, avec une composante extracellulaire prédominante ; d’où un risque, en cas de balance hydrique négative, de retentissement rapide sur la volémie. Le doublement des pertes (s’il n’est pas compensé) aboutit à une déshydratation aigue de 10% en 24 heures (contre 3% chez l’adulte).

SRO : correction des pertes en eau et en électrolytes --> maintien de la balance hydrosodée.

B.PORTER LE DIAGNOSTIC ET IDENTIFIER LES SITUATIONS D’URGENCE

1.DIARRHEE AIGUE

a.DIAGNOSTI POSITIF

b.DIAGNOSTIC DE GRAVITE

c.DIAGNOSTIC ETIOLOGIQUE

2.DESHYDRATATION AIGUE

a.DIAGNOSTIC POSITIF

b.DIAGNOSTIC DE GRAVITE

Diarrhée aigue --> risque de déshydratation aigue --> risque d’hypovolémie et de choc.

c.DIAGNOSTIC ETIOLOGIQUE

C.ARGUMENTER LA REALISATION D’UNE ENQUETE PARACLIIQUE ET ORIENTER L’ENFANT

1.REALISATION D’UNE ENQUETE PARACLINIQUE

a.DIARRHEE LIQUIDIENNE SANS SIGNE DE DESHYDRATATION

b.DIARRHEE AIGUE LIQUIDIENNE COMPLIQUEE DE DESHYDRATATION AIGUE

2.ORIENTATION DE L’ENFANT

D.PRISE EN CHARGE THERAPEUTIQUE

1.OBJECTIFS COMMUNS

Fig. Prise en charge d’une diarrhée aigue liquidienne chez l’enfant

Diarrhée aigue liquidienne

-->

Déshydratation aigue ?

-->

NON= perte pondérale < 5% --> Retour à domicile SRO+consignes de surveillance

-->

OUI=perte pondérale >= 5%

Perte pondérale = 5-10% --> Essai SRO (sur lieu de consultation) --> succès/échec

Succès-->retour à domicile SRO+consignes de surveillance

Echec-->hospitalisation+examens biologiques perfusion IV + surveillance rapprochée (FC, TA, diurèse)

Perte pondérale >=10%(=sévérité)-->Signes d’hypovolémie ? --> non/oui

Non-->hospitalisation + examens biologiques perfusion IV + surveillance rapprochée (FC, TA, diurèse)

Oui-->remplissage vasculaire-->hospitalisation + examens biologiques perfusion IV + surveillance rapprochée (FC, TA, diurèse)

Hospitalisation + etc.-->succès/échec

Succès-->relais SRO

Echec-->poursuite IV.

SRO solutés de réhydratation orale

Objectifs = réhydratation (orale ou IV) exclusive initiale, renutrition précoce, surveillance

2.REHYDRATATION ORALE OU IV

a.REHYDRATATION ORALE=SOLUTES DE REHYDRATATION ORALE (SRO)

b.REHYDRATATION PARENTERALE=PERFUSION IV

c.TRAITEMENT DE L’HYPOVOLEMIE=REMPLISSAGE VASCULAIRE

3.RENUTRITION PRECOCE

4.AUTRES TRAITEMENTS

a.TRAITEMENTS ANTIDIARRHEIQUES

b.TRAITEMENT ANTIPYRETIQUE

c.ANTIBIOTHERAPIE

5.PRECRIPTION TYPE

E.SUIVI DE L’ENFANT

1.SUIVI IMMEDIAT

2.COMPLICATIONS

3.MESURES PREVENTIVES

III.DIARRHEES AIGUES INVASIVES BACTERIENNES

A.GENERALITES

B.PORTER LE DIAGNOSTIC ET IDENTIFIER LES SITUATIONS D’URGENCE

1.ENQUETE CLINIQUE

a.ORIENTATION DIAGNOSTIQUE

b.DIAGNOSTIC DE GRAVITE

2.ENUETE PARACLINIQUE

C.PRISE EN CHARGE ET SUIVI DE L’ENFANT

1.ORIENTATION ET MESURES URGENTES

2.ANTIBIOTHERAPIE

a.GENERALITES

b.RECOMMANDATIONS

c.MODALITES

3.MESURES ASSOCIEES

POINT DE VUE DE L’EXPERT

ACTUALITES POUR LE FUTUR

REFERENCES

Publié dans Documentation

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