Hypoglycémie

Publié le par santealternative.over-blog.net

HYPOGLYCEMIE

Parmi les troubles métaboliques causes de convulsions on trouve souvent l’hypoglycémie, l’hypocalcémie et l’hyponatrémie.

L’hypoglycémie non liée à un traitement par insuline exogène est un syndrome clinique rare caractérisé par un taux bas de glycémie, des signes de stimulation du système sympathique et un dysfonctionnement du SNC. De nombreux médicaments et pathologies les suscitent. Le diagnostic se fonde sur des dosages sanguins pratiqués lors de la survenue des symptômes ou après un jeûne de 72 h. L’attitude thérapeutique consiste à apporter du glucose et à traiter la cause sous-jacente.

L’hypoglycémie symptomatique non liée au traitement du diabète sucré DS est relativement rare, en partie parce que l’organisme dispose de mécanismes de contre régulation permettant de compenser l’hypoglycémie. Une hypoglycémie aigue entraîne un pic de glucagon et d’adrénaline, hormones hyperglycémiantes de première ligne.

Les causes d’hypoglycémie physiologique peuvent être classées comme réactionnelles (postprandiales) ou de jeûne, médiées ou non par l’insuline et induites ou non par des médicaments. Les causes médiées par l’insuline comprennent l’administration d’insuline d’insuline exogène ou d’un insulino-sécrétagogue. Une classification pratique utile se fonde sur l’état clinique, selon que l’hypoglycémie survient chez des patients qui semblent être en bonne santé ou malades. Dans ces catégories, les causes d’hypoglycémie peuvent être divisées en causes induites par les médicaments et les autres causes.

Symptomatologie

La stimulation du système nerveux autonome par l’hypoglycémie suscite des sudations, des nausées, une impression de chaleur, de l’anxiété, des tremblements, des palpitations, une sensation de faim impérieuse et des paresthésies. L’apport insuffisant en glucose au cerveau suscite des céphalées, une vision floue ou une diplopie, une confusion, des difficultés à parler, des convulsions et un coma. Dans les situations contrôlées, les signes d’alerte du système nerveux autonome débutent à un taux de glycémie d’environ 60 mg/dl (3,33 mmol/l), alors que les symptômes du SNC surviennent pour une glycémie en dessous de 50 mg/dl (2,78 mmol/l). La plupart des patients dont les taux de glycémie atteignent ces seuils n’ont pas de symptômes.

Diagnostic

Le diagnostic exige la démonstration d’une glycémie inférieure à 50 mg/dl (2,78 mmol/l) synchrone des manifestations cliniques et la correction de ceux-ci lors de l’administration de glucose. Si un médecin n’est pas présent lors de la survenue des symptômes, un prélèvement de sang doit être effectué pour doser la glycémie. Si la glycémie est normale, l’hypoglycémie est éliminée et aucun examen supplémentaire n’est nécessaire. Si la glycémie est anormalement basse, l’insuline sérique, le C-peptide, et la pro-insuline mesurées sur le même échantillon permettent de distinguer l’hypoglycémie médiée par l’insuline de celle qui ne l’est pas, de l’hypoglycémie factice et de l’hypoglycémie physiologique et peuvent éviter le recours à des tests supplémentaires. Le dosage de l’insulin growth factor-2 (IGF-2) permet d’identifier les tumeurs non insulinosécrétantes (IGF-2 sécrétante) qui sont une cause inhabituelle d’hypoglycémie.

En pratique, il est rare que les médecins soient présents au moment où les patients ressentent des symptômes évocateurs d’hypoglycémie. Les lecteurs de glycémie utilisables à domicile ne sont pas assez fiables pour quantifier l’hypoglycémie, et l’HbA1C ne permet pas de distinguer l’hypoglycémie au long cours de la normoglycémie. L’indication d’examens complémentaires dépend de la probabilité de l’existence d’une affection sous-jacente susceptible de favoriser une hypoglycémie.

Un jeûne de 72 h effectué dans des conditions contrôlées est l’examen diagnostique clé. Les patients n’ont droit qu’à des boissons non énergétiques et non caféinées. La glycémie est mesurée à l’état basal quel que soit le moment où les symptômes surviennent, ainsi que toutes les 4-6 h ou toutes les 1-2 h si la glycémie chute en dessous de 60 mg/dl (3,3 mmol/l). L’insulinémie, le taux de C-peptide et de pro-insuline doivent être mesurés au moment de l’hypoglycémie pour distinguer l’hypoglycémie endogène de l’exogène (factice). Le jeûne est interrompu après 72 h si le patient n’a pas ressenti de signes et si la glycémie reste normale ; ou plus tôt si la glycémie diminue à moins de 45 mg/dl (2,5 mmol/l) avec des symptômes hypoglycémiques. Les dosages de début et de fin de test comprennent celui de l’hydroxybutyrate beta (qui est bas dans l’insulinome) et des sulfonylurées sériques pour détecter une hypoglycémie induite par des médicaments. La sensibilité, la spécificité et la valeur prédictive de ce protocole n’ont pas été rapportées. Il n’existe pas de limite inférieure de la glycémie permettant d’affirmer formellement le caractère pathologique d’une hypoglycémie au cours d’un jeûne de 72 h. Les femmes ont tendance à avoir des taux de glycémie à jeun plus bas que les hommes, et l’hypoglycémie peut atteindre des taux proches de 30 mg/dl sans symptômes. S’il n’y a pas eu d’hypoglycémie symptomatique au cours des 72 h, le patient doit fournir un effort physique soutenu pendant environ 30 min. En l’absence d’hypoglycémie, l’insulinome peut être éliminé et aucun autre examen supplémentaire n’est généralement indiqué.

Traitement

Le traitement immédiat de l’hypoglycémie implique l’apport de glucose. Les patients capables de manger ou de boire peuvent boire des jus de fruit, de l’eau sucrée, ou une solution de glucose ; manger des bonbons ou d’autres aliments sucrés ; ou croquer des comprimés de glucose lorsque les symptômes surviennent. Aux nourrissons et aux jeunes enfants on administre une solution de glucose à 10% à hauteur de 2-5 ml/kg en bolus IV. Du glucose peut être administré aux adultes et aux enfants incapables de manger ou de boire à une posologie de 0,5 mg (<20 kg) ou 1 mg (>=20 kg) SC ou IM ou 50% glucose 50-100 ml en bolus IV, avec ou sans perfusion continue d’une solution glucosée 5-10%. Elle est suffisante pour corriger les symptômes. L’efficacité du glucagon dépend de l’importance des réserves hépatiques en glycogène ; le glucagon a peu d’effet sur la glycémie chez les patients à jeun ou en hypoglycémie pendant de longues périodes.

Les causes sous-jacentes de l’hypoglycémie doivent également être traitées. Les tumeurs des cellules insulaires ou non doivent d’abord être localisées puis supprimées par une énucléation ou une pancréatectomie partielle ; environ 6% récidivent dans les 10 ans. La diazoxide et l’octréotide peuvent être utilisés pour contrôler les symptômes lorsque le patient attend une intervention chirurgicale ou lorsqu’un patient refuse ou présente des contre-indications à la chirurgie. L’hypertrophie des îlots des cellules beta est généralement un diagnostic d’exclusion lorsqu’une tumeur insulaire ne peut être identifiée. Les médicaments et substances qui favorisent une hypoglycémie, y compris l’alcool, doivent être interrompus. Le traitement des pathologies héréditaires et endocriniennes, de l’insuffisance cardiaque, hépatique et rénale, d’un sepsis et d’un choc sont décrits ailleurs. 

En cas de dénutrition il faut se réalimenter en aliments sucrés puis en aliments protéinés.

(Tablettes de glucose:

Sportifs: http://www.courseapied.net/forum/msg/74834.htm

Hypoglycémie diabétique: http://www.diabete-abd.be/alimentation_glucides_dextrose.html)

Publié dans Nutrition

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